Petite histoire de la création

Printemps 2011 : Interpellé depuis toujours par Dostoïevski (cf. Intention), Olivier Fenoy ayant le
désir de monter « Crime et châtiment », Dominique Ponnau l’invite à oser plutôt « Les Frères Karamazov ».

Noël 2011 : En toute innocence, une amie chère à la troupe retrouve dans son grenier une édition de « l’Illustration théâtrale » de 1911 des Frères Karamazov, adaptés par Jacques Copeau et Jean Croué à l’heure du Réveillon et en fait cadeau à Olivier.

Avril 2012 : Nous réunissons à l’appartement de l’avenue des Gobelins pour une lecture du texte, la « bande » de nos amis comédiens qui s’est formée depuis « Phèdre », « l’Alouette », « la Cerisaie » ou encore « Thomas More ». Unanimité joyeuse ! C’est décidé, nous montons les Karamazov.

Octobre 2012 : Après relecture et plongeon dans la géniale traduction du roman par André Markowicz, nous décidons d’écrire à quatre mains notre propre adaptation. Markowicz est d’accord !

Novembre, décembre 2012, janvier 2013 : Travail de lecture, de réfl exion. Le pari est énorme. Pendant trois mois Iris, Cécile, Olivier et Bastien travaillent les textes tantôt ensemble, tantôt se partageant le gâteau, sans compter une amie, Jeanine Beylot qui « épluche » pour nous l’ensemble du roman : 1400 pages !

Fin Février 2013 : Première lecture avec la distribution au complet. Cette fois-ci les femmes sont de la partie : Laurence Cordier que nous connaissions depuis longtemps mais avec laquelle nous n’avons encore jamais eu l’occasion de travailler sur scène et Peggy Martineau, une toute nouvelle qui nous rejoint grâce à Etty Hillesum (elle l’a jouée et nous aussi !)

Avril : Première semaine sur le plateau : Cécile Maudet prend le relais de la mise en scène et tout particulièrement de la direction d’acteurs.

Chantal Rousseau, costumière, encore une vieille amie, arrive à Machy avec deux acolytes pour investir l’atelier couture. En avril toujours, nous apprenons que le Théâtre de l’Epée de bois est partant pour six semaines de représentations au printemps prochain. L’investissement est de taille mais le jeu en vaut la chandelle. Nous disons oui. Quelque jours plus tard nous apprenons que l’ADAMI a accepté de soutenir le projet « Karamazov » !